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 ,-*'^'~*-.,_,.-*~ La Terre Sainte ~*-.,_,.-*~'^'*-,

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Deunan T
Invité



MessageSujet: ,-*'^'~*-.,_,.-*~ La Terre Sainte ~*-.,_,.-*~'^'*-,   Sam 18 Mar - 23:24

Chap 1
(¯`·._) ( Le loup Blanc ) (¯`·._)


La jeune fille n'eut pas le temps de reculer que l'épée s'enfonça entre ses côtes. Sa robe blanche commençait déjà à virer au rouge. La gamine releva la tête, repoussant les longs cheveux châtains qui tombaient devant son visage. Elle avait un peu de sang au coin de la bouche et ses yeux commençaient à devenir tout blanc. Khatia regarda la jeune femme, en face d'elle, qui souriait. Elle avait perdu. C'était sa faute si les renégats prenaient en ce moment possession de la Senkan. Elle avait échoué. Déjà, ses ennemis lui passaient devant pour aller attaquer les Hikari. Ses soldats, eux qui avaient combattu si vaillamment... Ils venaient de voir leur jeune chef mourir, transpercée par sa propre épée. Shaza retira l'épée remplie de sang et tourna le dos à la jeune fille qu'elle venait de tuer. C'était fini désormais. Elle avait gagné et la Senkan était à elle. Elle sourit puis ses retira vers ses propres soldats. Khatia sentit ses genoux fléchir, puis tomba. Derrière elle, de nombreux soldats, humains, anges, ikimono ou même élémentals se faisaient tuer sans pitié.

C'était le rêve que la vieille femme faisait toutes les nuits. Mais elle ne savait pas encore ce que cela signifiait. Qui était cette jeune fille qui se faisait tuer ? Qui était celle qui tuait ? Pourquoi voyait-elle son fils retenir la jeune fille avant qu'elle ne tombe ? Pourquoi paraissait-il si jeune ? Autant de questions dont elle attendait la réponse depuis trois semaines déjà. Trois semaines qu'elle faisait ce rêve... ou cauchemar plutôt. Trois semaines qu'elle se demandait ce que signifiait ce rêve. Cela faisait une vingtaine d'année qu'elle ne faisait plus de rêves de ce genre. Elle avait renié les rêves prémonitoires depuis vingt ans déjà. Les premiers jours, ils revenaient, toujours plus intenses. Mais au fur et à mesure des années, pendant lesquelles la vieille femme les ignorait, ils disparaissaient. Mais celui-ci ne voulait pas partir. Il disait quelque chose à la vieille femme, mais elle ne savait pas quoi. Etait-ce vraiment un rêve prémonitoire ? Si oui, pourquoi son fils paraissait-il si jeune ? C'était impossible ! Et ce rêve n'appartenait pas non plus au passé... Une bataille telle que celle-ci, on en aurait parlé des années, or là elle n'avait jamais entendu parler. Donc, ce rêve ne pouvait être que prémonitoire. Mais dans ce cas-là, son fils aurait du paraître plus vieux, et non plus jeune. Donc, ce n'était pas lui...

La vieille femme se réveilla plus tôt que d'habitude, ce matin-là. Quand elle regarda par la fenêtre, elle vit qu'il faisait encore nuit. Elle se leva, et c'est alors qu'elle découvrit la raison de son réveil. Des cris à réveiller les morts résonnaient dans toute la maison. La vieille femme sourit en reconnaissant la voix. Sa belle-fille mettait au monde le fils que tout le monde attendait depuis neuf mois. La vieille femme se dirigea aussi vite que ses vieilles jambes lui permettaient jusqu'à la chambre de son fils et entra. Lui était là, dans un coin de la chambre, sans oser bouger. Sa peau, d'habitude légèrement mate avait virée au blanc et ses yeux bleus montraient de la frayeur. La vieille femme se dirigea jusqu'au lit ou une jeune femme, d'une vingtaine d'année s'aggripait le plus fort possible au matelas, tandis que l'infirmière du village était à ses jambes, un grand sourire aux lèvres. La vieille femme accrocha la main de la jeune femme et la serra le plus fort possible. Elle se retourna vers son fils, toujours collé au mur et lui fit signe d'approcher. Celui-ci hésita de nombreuses secondes puis se décida enfin à faire un pas vers sa bien-aimée. Il s'accroupit auprès de leur lit et lui prit sa main de celles de sa mère, avant de la serrer gentiment. La future maman transpirait énormément du front, et était également bien plus pâle que d'habitude. La vieille femme se releva et alla chercher une nouvelle serviette dans la salle de bains, tandis que les cris de sa belle-fille réveillaient tous les villageois qui déjà frappaient à la porte. Au bout de quelques minutes, une foule d'amis et de famille s'agglutinant devant la porte.

"On égorge un cochon ?
- Mais non ! C'est Khatia qui accouche !
- C'est une fille ou un garçon ?
- On prend les paris ?
- 20 sous que c'est un homme, un vrai !"
Un large sourire découvrit la bouche de la vielle femme, complètement édentée. Elle retourna dans la chambre, où les cris avaient cessé. L'infirmière tenait maintenant un gros bébé dans ses bras. Elle le sortit de la chambre alors que la vieille femme s'approchait de sa drue. Celle-ci semblait épuisée, comme n'importe quelle femme qui viendrait d'accoucher. Elle ferma les yeux doucement, toujours tenant la main de son mari, puis s'endormit. Mais ce qu'elle ne savait pas, c'était qu'elle n'allait jamais se réveiller...

Deux semaines plus tard, la vieille femme tenait son petit-fils endormi dans ses bras. Son fils s'approcha du cercueil, les larmes coulant sur ses joues, et déposa deux pièces sur les yeux de sa femme. Il l'embrassa sur le front puis descendit précipitamment de l'estrade. Il passa près de sa mère, lui posa une main sur l'épaule puis partit vers leur maison. La vieille femme le suivit avec son petit-fils, pendant qu'on refermait le cercueil. La jeune femme pouvait reposer en paix. Toutes les prières avaient été dites, et elle avait de quoi payer le passeur. Déjà, des voix s'élevaient dans la nuit tombante. Les jeunes femmes du village commençaient les hommages aux morts, leurs chants résonnant partout. Le fils frappa dans la porte, rentra en la claquant derrière lui puis s'assit sur une chaise, la tête entre ses mains. Pourquoi fallait-il qu'Alos s'en prenne à elle ? Elle avait encore de belles années devant elle, et cet infâme dieu ne lui permettrait même pas de voir grandir son enfant... La nuit était maintenant noire. La vieille femme rentra également et s'assit en face de son fils, toujours le petit dans ses bras. Celui-ci dormait paisiblement, ne se doutant pas qu'on enterrait sa mère...

Miro avait dix ans maintenant. C'était la pleine lune, et il allait chasser le loup avec les hommes de son village. Il n'avait aucun souvenir de sa mère ni de son père. Il savait juste que la femme qui l'avait enfanté était morte en même temps, tandis que son père... il était parti quand il avait deux semaines et n'était jamais revenu. D'après ce que sa grand-mère lui disait, il ressemblait énormément son père. Ce soir-là donc, il était armé d'un bouclier et d'un arc, caché dans des buissons. Le jeune homme à coté de lui fit signe d'encocher une flèche, ce qu'il se dépêcha de faire. Déjà, un loup blanc apparut sur la falaise non loin. Avec la pleine lune derrière lui, on le voyait très bien. Miro le visa et s'apprêta à tirer, chacun retenant son souffle, quand une petite fille apparut derrière le loup. Elle était vêtue de haillons et marchait difficilement. Le loup la laissa l'approcher, et ne fit rien, même quand la petite fille s'affala sur lui. Il resta fier et droit, la gamine reprenant son souffle. Elle avait marché non-stop pendant trois semaines maintenant. Elle s'était réveillée dans l'immense forêt qui encerclait le village de Miro, et avait mis presque un mois pour retrouver des habitations. Un sourire de soulagement apparut sur son visage, à la vue des habitations qu'on voyait de la falaise. La jeune fille semblait à peine plus âgée que Miro, d'ailleurs peut-être était-elle plus jeune.

Tous les hommes s'arrêtèrent de respirer et la regardèrent. La jeune fille avait des éraflures sur tout le visage et les bras, sans doute à cause de son voyage dans la foret. Elle s'appuya sur le cou du loup qui força pour rester droit, puis s'écroula au sol. Les hommes restèrent plusieurs minutes à la regarder, sans rien faire, devinant bien que le loup les avait flairé. Puis, enfin, Miro daigna réagir. Il sortit des buissons, jeta son arc et son carquois au sol puis escalada la falaise aussi vite qu'on le pouvait en côte. Arrivé à quelques mètres derrière le loup, le souffle court et de la sueur au front, il s'arrêta et regarda la petite fille toujours par terre, puis le loup, puis la petite fille... Il fit un pas vers la bête qui tourna vers lui des yeux blancs. Puis le loup recula de la petite fille et s'avança près de Miro, qui retint sa respiration. Le loup passa devant lui sans le regarder, tandis que Miro le laissait partir. Dès qu'il sentit que l'animal avait disparu entre les arbres, il courut vers la fille évanouie.


Dernière édition par le Jeu 6 Avr - 15:03, édité 1 fois
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Deunan T
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MessageSujet: Re: ,-*'^'~*-.,_,.-*~ La Terre Sainte ~*-.,_,.-*~'^'*-,   Jeu 6 Avr - 15:03

Chap 2
(¯`·._) ( L'Arrivée) (¯`·._)


Miro s'agenouilla près de la petite fille, affaiblie, qui venait de s'écrouler sur le sol. Elle avait de longs cheveux châtains, sales et emmêles, et la peau pleine de boue. Les tissus qui lui servaient de vêtements étaient déchirés un peu partout, et on pouvait voir des blessures plus ou moins profondes sur tout son corps. Miro passa une main sous la nuque de la fille, puis se pencha vers elle. Il put sentir le souffle chaud, mais ralentissant de la petite sur sa joue. Il se retourna alors rapidement vers les buissons dans lesquels étaient cachés les chasseurs, et les appela au secours :
" Venez ! Venez vite, elle est vivante !"
Miro essaya de porter la fille, mais bien qu'elle ne soit pas très lourde, lui n'était pas très fort. Il dut se résigner à attendre les hommes, qui la prendraient. En effet, quelques secondes plus tard, la dizaine de privilégiés qui pouvait assister à la chasse de la pleine lune se tenait derrière le garçon, n'osant pas approcher des deux enfants. Ce ne fut que quand Flavien, un robuste gaillard d'une vingtaine d'année tapa dans ses mains pour réveiller tout le monde que les hommes réagirent. Sous ses ordres, l'un d'eux prit la petite dans ses bras, pour l'amener au village, accompagné de deux autres, au cas ou. Miro et Stan durent courir vers les premières habitations et alerter les personnes capables de la soigner pour s'occuper de la fille. Les hommes restants s'occupèrent de récupérer les affaires des chasseurs, tandis que deux hommes furent envoyés dans la forêt pour essayer de trouver d'où venait la fille.

Miro et Stan coururent aussi vite qu'ils le purent jusqu'au village, où ils crièrent et frappèrent aux portes pour réveiller les villageois. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, tous les habitants se pressaient sur la grande place, les femmes essayant de calmer les enfants qui pleuraient, les hommes questionnant les deux garçons. Une fois l'histoire mise au clair, la grand-mère de Miro se proposa pour abriter la blessée, et s'occuper d'elle le temps qu'il faudra, avant de partir chez elle, suivie de quelques femmes qui s'étaient proposées pour l'aider. Miro accompagna sa grand-mère jusque chez eux, tout en sachant qu'il serait inutile. Arrivées près de la maison, la grand-mère et les femmes commencèrent à tout préparer. En deux minutes, un lit à l'étage fut prêt, l'eau était mise à chauffer et la maison pouvait accueillir la fille. Effectivement, tout de suite après, la porte s'ouvrit à la volée, dévoilant trois hommes, l'un d'eux portant le corps déjà plus blanc qu'à sa sortie de la forêt. Sans un mot, les hommes la montèrent à l'étage, sur le lit qui lui était destiné, où les femmes prirent le relais. Elles déshabillèrent la gamine, la lavèrent rapidement, pansèrent ses blessures, lui remirent des habits en bon état puis la couvrirent de plusieurs couvertures bien chaudes pour faire tomber la fièvre qui faisait suer la fillette.

Miro, à sa grande indignation, fut chassé de chez lui, sous prétexte que la petite avait besoin de repos et de calme. Il se contenta donc de retourner sur la place, où Flavien et ses hommes étaient revenus de la forêt. D'après les deux chasseurs qui étaient chargés de fouiller les bois, rien ne pouvait leur indiquer d'où elle venait, et elle semblait seule. Ils n'avaient aussi retrouvé aucune trace du loup blanc. Les discussions continuèrent ainsi pendant au moins une heure quand Flavien décida que chacun devait retourner dormir, pour se préparer à la longue journée de demain. Des murmures de protestations montèrent d'abord des villageois, mais personne n'avait le droit de désobéir au fils du chef. Quelques minutes plus tard, la place était vide, et Miro devait retourner chez lui. Il poussa la porte en bois doucement, où il vit que les femmes étaient encore là. Apparemment, elles se relayaient pour surveiller la petite. Le garçon, sans demander son reste, alla dans la chambre de sa grand-mère et se coucha, sans trouver le sommeil.

Quand il rouvrit les yeux, Miro entendit des pas précipités à l'étage, et des murmures pressants. Rapidement, il se leva et monta, devinant bien la raison de tout ce boucan. Dans la chambre de la petite fille, toutes les femmes étaient à son chevet parlant à toute allure. Un pas vers le lit indiqua à Miro que la petite était réveillée.
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